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“Marche à pied.. de vigne”

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“Marche à pied.. de vigne”
Jean-Pierre Xiradakis
Editions Féret 2016,
broché 192 p
17,50 €

Tant qu’il y a de la vigne, il y a de l’espoir
Par Jean-Pierre Gené,

Parti de Bordeaux, Jean-Pierre a marché plus d’un mois à travers les vignes pour atteindre le cimetière d’Imbros, petit village crétois, où six tombes affichent le même patronyme que le sien : Xiradakis. ” Je ne recherchais rien, je n’attendais pas le Saint-Graal. Simplement connaître un peu mieux l’origine d’un nom que je porte depuis quelques décennies, et maintenant avec fierté. Ce nom avec lequel j’ai cheminé tout au long de mon parcours personnel et professionnel. Ce nom qui a été difficile à assumer dans mon adolescence, avec mes copains de ce quartier populaire d’émigrés espagnols. Ce nom qui m’a valu des quolibets au service militaire. Ce nom à consonance exotique pour certains mais qui a forgé ma personnalité. ” Il vient de publier le récit de ce voyage, prétexte à un déjeuner virtuel où l’on se nourrit de sandwichs et d’omelettes croisées en chemin et arrosés de vins modestes.
Jean-Pierre Xiradakis est aujourd’hui une figure connue et estimée sur la place de Bordeaux et le patron du restaurant La Tupina (” la marmite “, en basque), ouvert en 1968 dans un local acheté 700 francs porte de la Monnaie, un quartier d’immigrés que le bourgeois prenait soin d’éviter. Ils y sont tous venus depuis, dans cette rue devenue gourmande et jolie où, sous son impulsion, se côtoient désormais restaurants, bistrots, épicerie, caviste, chambres d’hôte. Fin dégustateur de flacons, locavore avant l’heure, ardent défenseur des produits et de la cuisine de ce Sud-Ouest qu’il arpente sac au dos depuis des décennies, il a choisi, à bientôt 70 ans, de partir à travers les vignes à la recherche de leurs racines et des siennes.
” Seule la marche, parce qu’elle est une vraie liberté, un abandon confiant, permet de goûter pleinement à ce que perçoivent nos cinq sens en permanence sollicités. Il n’y a plus de samedi ni de dimanche. Il n’y a que des jours qui défilent, une manière différente, plus profonde, de vivre les heures, les saisons, les rapports humains, les odeurs, dont la sienne propre. On se vide l’esprit pour vivre totalement. ”
De GR 6 en GR 77, de départementale en voie romaine, à pied, en stop, en bus, en train, en bateau, à mesure qu’il s’éloigne de Bordeaux, ” le restaurateur de Gironde disparaîtra au profit d’un voyageur -anonyme comme les autres. Dans le même temps, les vins rencontrés vont évoluer, de celui influencé par le marketing vers le vin sublime : celui de l’instant, celui qui nous surprend, celui qui transforme notre rêve en réalité. Bref, celui de l’émotion. ”
le vin comme ” vérité d’un terroir ”
Jean-Pierre Xiradakis a tout goûté, le meilleur comme le pire. Il connaît le vignoble bordelais cep par cep et ses vignerons par leur prénom. La fabrique et le commerce des vins n’ont guère de secrets pour lui. De Shanghaï à New York, il en a beaucoup vu et appris, mais, au cours de ce voyage, il va se poser la bonne question : ” Qu’est ce qu’un bon vin ? ”
En passant par Cahors, Gaillac, le Minervois, les Baux-de-Provence, le Thoronet, la Ligurie et la Toscane, son jugement s’est transformé : ” Je mets le nez dans le verre avec davantage d’humilité et de circonspection. Je ne recherche plus uniquement le grand inaccessible, mais plus simplement la vérité d’un terroir et de l’homme qui a façonné la vigne avec ses convictions et son savoir. Pierre Coste, dans Les Révo-lutions du palais, parlait du «vin voulu ou du vin subi». Je suis désormais dans le vin voulu. ”
De cette autobiographie vino-perso où l’auteur ne se met jamais en colère – même lorsqu’on lui refuse une tranche de rôti de porc – se dégage un profond respect de la nature et de ceux qui préfèrent la cultiver plutôt que l’exploiter. D’étape en étape, il dresse le portrait de ces gens-là et de leur passion pour la vigne. Cette vigne qui, dans les profondeurs de la terre, a croisé quelque part des racines crétoises pour produire un cépage unique : le Xira (dakis) marcheur.”

Par Jean-Pierre Gené,
Le Monde Style,
12 juillet 2016

Hommage au patrimoine culinaire du Sud-Ouest en Algérie pour “GOUT DE FRANCE / GOOD FRANCE”

L’initiative Goût de France

Initié en 2015 par l’ancien ministre des affaires étrangères et du développement international, M. Laurent FABIUS, en partenariat avec le chef étoilé Alain DUCASSE, Goût de France/ Good France est un événement mondial qui rend hommage à l’excellence de la cuisine française, à sa capacité d’innovation et aux valeurs qu’elle véhicule : partage, plaisir, respect du « bien-manger », de ses contemporains et de la planète.

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Goût de France en Algérie

En Algérie l’opération a été d’envergure et de nombreux chefs français et algériens étaient aux fourneaux le 21 mars, dans tout le pays, pour préparer des recettes s’inspirant des traditions françaises tout en puisant dans le patrimoine algérien.

L’Ambassade de France en Algérie et l’Institut français d’Algérie avec le prestigieux partenariat du Collège culinaire de France et LA TUPINA ont concocté un programme dense mêlant l’utile à l’agréable, avec des conférences, un concours pour sélectionner de jeunes cuisiniers algériens qui suivront une formation en France et un dîner gastronomique à Alger, Constantine, Annaba, Oran et Tlemcen !

Oran : Jean-Pierre XIRADAKIS, propriétaire du restaurant la Tupina à Bordeaux, et Franck AUDU, chef du restaurant, étaient accueillis par Fayçal HABBI dans les cuisines du restaurant les Ambassadeurs de l’hôtel Royal.

Tlemcen : Yves LEMARIE, chef au Relais de Listrac, en région bordelaise, et Toula HADJ MILOUD, jeune chef de 27 ans, ont fait équipe dans les cuisines du restaurant Arabesque de l’hôtel Renaissance.

Alger : Stéphane CARRADE, chef au Petit Commerce à Bordeaux, a investi les cuisines des Saveurs du Savoir, restaurant de l’Institut de France à Alger.

Annaba : Emmanuel BOUCHET, chef bordelais à la Fabrique Pains et Bricoles, à la Résidence du Consul Général.

Constantine : Julien CRUEGE, chef bordelais, a allié ses talents à ceux de Rachid ABROUS à l’hôtel Novotel.

La Tue Cochon 2011

Bonjour à tous,

Le mardi 8 mars, pour fêter “Carnaval”, nous vous donnons rendez-vous à “la Tupina” pour la “Tue-Cochon”.

Comme chaque année, nous vous invitons à venir vous régaler à la bonne” franquette”, de rillettes, de jambons, de gratons et autres “charcutailles”. Pour accompagner tout cela, le “Château Cluzeau” fêtera son 5e millésime et vous fera découvrir la typicité des vins de Bergerac.

Pendant ce temps, les charcutiers prépareront la traditionnelle “Jimbourra” que nous vous proposerons dans le menu “cochon” qui sera servi pour le déjeuner.

Cette année, nous animerons des “ateliers recettes” où vous pourrez participer à l’élaboration des recettes de la “Tue-Cochon” comme la “Jimboura” (soupe de boudin), la “sauce de Pire” ou bien la fabrication du boudin.

Pour déjeuner, “La Tupina” et “Le Comestible” vous proposerons le menu suivant :

MENU

40 € (hors boissons)

Tricandilles et Carbonnades (amuse-gueules)

Jimbourra

Croustilles, Purée

Sauce de Pire

Pain Perdu, Crème Anglaise

Pensez à réserver votre table au 05 56 91 56 37

Nous vous attendons comme chaque année très nombreux.

A bientôt.

Nos partenaires pour cette édition 2011 :

Le Porc Noir de Bigorre, La Charcuterie Bordelaise, Le Château Cluzeau, Les Huitres Cazaubon (village de l’ Herbe)

En Janvier au Bar Cave

Tous les vendredis soir (de 19h30 à 22h30), nous vous proposons de découvrir un château présenté par son propriétaire. A cette occasion, un verre vous sera offert au cours de votre dîner. Les prochaines dégustations auront lieu les : -Vendredi 21 janvier “Chateau La Rame” -Vendredi 28 janvier “Chateau De Laville” -Vendredi 4 février ‘Chateau De Marsan” (Premières Côtes de Bordeaux)

La maison Fredon – le projet

C’était un rêve qui est devenu un projet : pouvoir répondre à la demande sans cesse croissante des clients qui nous demandaient de leur trouver une chambre d’hôtes en ville.Ce que nous avons trouvé derrière les cloisons est très encourageant : des enduits aux couleurs pastel, sale des cheminées XVIIIe dans « leur jus », viagra des plafonds à la Française et des volumes qui permettront le plus grand confort. Rue Porte de La MonnaieLa construction du nouvel hôtel de la monnaie par l’Intendant Tourny en 1750 fut le prétexte de la modernisation de ce quartier. Dans l’axe de la façade principale de l’hôtel existait depuis longtemps, search la rue Anglaise, dont on disait que le nom venait du fait qu’au Moyen-âge, seuls les soldats Anglais s’y risquaient tellement elle était mal fréquentée. On la nommait aussi, rue des Arlots, en clair des prostituées. Olivier Fredon et son épouse, étaient épiciers, rue Porte de La Monnaie lorsque j’ai acheté « La Tupina » en 1968. Sa famille avait acheté l’immeuble à la fin du XVIIIe siècle (voir photo). Ils y ont vécu toute leur vie professionnelle. Le soir, leur journée de travail terminée, ils montaient se coucher à l’étage. Olivier Fredon était plus qu’un épicier. Il était à l’écoute du quartier. Il connaissait tous ses habitants et leurs petites histoires. Son cahier de « crédit » était d’ailleurs le reflet de la vie de ce quartier populaire. Lorsque j’ai commencé les travaux de « La Tupina », les « Fredon » m’ont accueilli avec curiosité et gentillesse. Après l’ouverture du restaurant, c’était à l’épicerie situé en face, que nous allions pour nous dépanner de produits de première nécessité. Ce contact était, pour nous, primordial. Monsieur Fredon et son épouse, étaient le trait d’union entre le restaurant et les riverains. C’était l’époque, où il y avait encore dans la rue, 18 commerces : épicerie, charcuterie, restaurant ouvrier, boulangerie, pharmacie, salon de coiffure, ébéniste, artisans, bar…En 2000, quand ils ont cessé leur activité pour prendre leur retraite, c’est tout naturellement vers moi, qu’ils se sont tourné en me proposant d’acheter leur immeuble. Le nom « Maison Fredon » est un hommage à une famille qui a consacré sa vie de labeur aux petites gens du quartier.LE PROJET DE CHAMBRES D’HOTECette maison face à « La Tupina » a accompagné 43 ans de ma vie professionnelle. Elle est le témoignage de l’évolution de la rue et de sa transformation. Aujourd’hui, cette rue est belle et harmonieuse. Les immeubles XVIIIème sont simples, mais parlent d’eux même de l’histoire de Bordeaux. Dans cet immeuble, je souhaite d’abord préserver cette histoire riche. L’habitat XVIIIe modeste certes est le reflet de la vie citadine de cette époque ; espace, plafonds à la Française, cheminées. Cette empreinte du temps sera gardée et mise en valeur en proposant 5 chambres (3 de 50 m2 et 2 chambres de 30 m2) où, seront privilégiés le confort et la décoration faite de mobilier et d’œuvres contemporaines d’artistes qui ont marqué notre époque. Je désire en quelque sorte proposer une forme d’hôtellerie dont les critères modernes feront appel à votre sensibilité. C’est une aventure que je veux vous faire partager. Faites-moi connaître vos avis et vos envies.

Quelques nouvelles de la « Maison Fredon »

Les travaux ont commencé maintenant depuis plus de trois mois.Après ravalement, shop la façade de l’immeuble est enfin apparue dans sa plus stricte intensité.Il est comme au 1er jour de sa construction en 1754. Sa nudité laisse apparaître ses stigmates qu’il a subit au cours de ses trois derniers siècles. Les pansements sont nombreux et racontent son histoire. Les différents artisans qui sont intervenus au cours des différents travaux, view n’ont pas toujours respecté son grand âge.Dépourvu de ses cataplasmes, online il apparaît avec ses « blessures de guerre » cachées jusqu’à aujourd’hui. Les différents colmatages l’ont rendu fragile et, sa faiblesse nous a obligés à revoir notre copie. Les poutres d’origine intérieures que nous voulions garder se sont avérées vermoulues et s’appuyaient sur des murs fendus et friables. Il était donc devenu urgent d’envisager une restauration sérieuse et durable.Monsieur LUPO, maitre d’œuvre, suit ce chantier avec la sensibilité nécessaire et avec autant de déférence qu’un médecin au chevet d’un grand malade. L’artisan Alex Sergent quand à lui, aime les vieilles pierres et leurs histoires.Nous avons tous les trois d’un commun accord, décidé de lui rendre son habit d’antan, en respectant le travail de ces premiers hommes qui ont fait de Bordeaux un joyaux d’architecture.A suivre….