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Cet Automne 2015 dans le Potiron Bleu

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Manger chaud…

Les premiers froids ne sont jamais très agréables, les premières gelées matinales piquent les joues et nous obligent à regarder l’été derrière l’épaule, geste pour le moins incofortable, particulièrement lorsque l’on est emmitouflé dans une grande écharpe.

Dans la Rue Gourmande, nous avons fêté les derniers moments estivaux avec deux jolis événements :
La Fête de la Tomate d’abord, où le public a pu savourer la diversité de la pomme d’or, en apprendre un peu plus sur ce fruit à l’histoire si riche et en apprécier toutes ses déclinaisons. Puis à Kuzina où la soirée “à la grecque” a permis au voyage d’opérer, l’ambiance musicale et conviviale a donné des airs de vacances au restaurant. Plébiscités, les musiciens athéniens ont promis de revenir.

Pour ne pas tomber dans la morosité, il est temps de s’attacher aux plaisirs de cette nouvelle saison : à la campagne, les conserves ont rempli les placards et les feuilles commencent à faire de jolis tapis sur le sol, le paysage se teinte de couleurs plus douces, les champignons et les gibers marquent la période par leurs saveurs… On retrouve alors la satisfaction de manger chaud, de porter les mains autour du bol de soupe et de se réconforter des plats plus copieux. L’Automne a du bon, profitons en !

Histoires de Canard

Le canard marque l’identité du Sud-Ouest : sa présence dans nos assiettes est due à des importations et à des recettes qui voyagent et qui s’écrivent, à des découvertes et à des hommes et des femmes qui ont appris petit à petit à conserver et à consommer au mieux ce que la nature crée.

C’est vers la fin du Moyen-Age que la technique du gavage est arrivée dans le Sud-Ouest. Les pharaons d’Egypte en avaient confié la tache aux juifs il y a des milliers d’années, la pratique se diffusa dans notre région après un long voyage dans tout le pourtour méditerranéen. Le maïs fut ensuite découvert en Amérique et sa culture dans notre région est devenue prépondérante à partir du XVIème siècle.

La découverte égyptienne véhiculée par les hébreux et transmise depuis des générations dans le Sud-Ouest trouve dans cette découverte américaine une combinaison heureuse : le maïs convient parfaitement à l’alimentation du canard. Les volatiles gavés au maïs deviennent suffisamment gras pour que les paysans puissent l’utiliser comme procédé de conservation de sa viande. Le confit est né !

Au début du XVIIIème siècle, le foie gras est servi en Gascogne de diverses façons : « à l’anglaise », poêlé puis bardé de lard et cuit au four, « à l’indienne », avec des cornichons et du citron, « à l’italienne », dont le gras est lié avec un jus d’orange, cuit « en ragoût », « à la broche », « en crépine », accompagné parfois des crêtes de coq qui étaient à l’époque très prisées. Le canard ne semble pas être très apprécié pour sa viande : dans l’ouvrage de recettes « Le Cuisinier Gascon », écrit par Louis Auguste de Bourbon (petit-fils de Louis XIV), on peut compter une vingtaine de façons de préparer le poulet alors que le canard n’est proposé que pour son foie gras (avec une dizaine de propositions) et pour ses filets. Puis, en 1795, Nicolas Appert découvre la mise en conserve (l’appertisation). Ce nouveau procédé de conservation des aliments rend la production de foie-gras exponentielle, le canard s’impose sur notre terroir.

En 1898, Alcide Bontou publie le premier « Traité de Cuisine Bordelaise » aux éditions Féret et propose plusieurs recettes de canard : aux olives, aux navets, à l’orange, farci au lard.. Le foie gras est proposé cuit en cocotte, mouillé au bouillon avec du lard et du beurre, servi sur un croûton de pain, recouvert d’une sauce aux truffes… Les proportions données témoignent d’une époque où le petit champignon n’avait pas la même valeur et où l’appétence pour le gras était sans limite ! Le canard se mangeait alors à toutes les sauces et les Landes, le Gers, les Hautes et Basses-Pyrénées en produisaient de manière conséquente .

Il faudra attendre les années 70 pour que le canard ne soit plus recherché que pour son foie. C’est à cette époque que le magret de canard devient un nouvel incontournable de notre paysage gastronomique. Tellement emblématique aujourd’hui, on doit sa notoriété à André Daguin, ancien chef étoilé de l’Hôtel de France à Auch. Le « maigret » d’André Daguin, c’est l’aile du canard amputée du manchon, simplement grillé. Il était temps de penser à sortir le canard de toutes ces sauces dans lesquelles il était d’usage de le plonger, il fallait rendre de sa superbe à ce produit, sans dénaturer son goût.

Avec le temps, le canard a été apprécié à sa juste valeur et ce n’est plus seulement le foie-gras que l’on a voulu cuisiner. Nous apprécions aujourd’hui les magrets, les aiguillettes, les manchons, les gésiers, le cœur, les carcasses, le gras…. Ses méthodes de préparations et de consommations se sont multipliés : en sauce, grillé, frais, fumé, confit , en conserve… Le canard est incontestablement un animal à qui notre alimentation régionale doit beaucoup !

Le colvert est quant à lui un des gibiers les plus chassés en Europe. En France, on estime que la saison de chasse 1998/99 a prélevé plus de 1 500 000 colverts, faisant de lui le canard le plus recherché. Cette espèce sauvage est migratrice : elle traverse la France de novembre à décembre. Sa chaire est plus ferme que sa cousine d’élevage.

La recette de la Cruchade aux Cèpes

Par Franck Audu

cruchade aux cèpes

Pour 6 petites cruchades : 100g de farine / 200g de farine de maïs / 50g de sucre / 1L de lait / 1 cuillère à café de fleur d’oranger / 1 gousse de vanille.
Pour les cèpes, compter par portion : 50g de cèpes / 20g de sucre / 30g de raisins.

Faire chauffer le lait à la casserole avec le sucre en poudre, la vanille et la fleur d’oranger et une pincée de sel. Dès que le lait commence à bouillir, jeter en pluie les deux farines, préalablement amalgamées, tout en remuant. Hors du feu, dessécher la pâte comme pour une pâte à choux. Lorsque le tout devient épais et lisse, on peut l’étaler en une couche mince sur une planche farinée. On y découpe des parts que l’on fait rissoler au beurre dans une poêle. Une fois égouttées, on les saupoudre de sucre en poudre.
Pour les cèpes, il faut les nettoyer (sans eau) et les émincer finement. Il faut ensuite les faire revenir au beurre à la poêle à feu vif, en y ajoutant du sucre en pluie pendant la cuisson et les raisins en fin de cuisson. Servir les cruchades chaudes accompagnées des cèpes et raisins légèrement caramélisés.

Goûtés, dégustés, approuvés !

Suite à la dégustation à l’aveugle à Kuzina, vendredi 9 octobre pour la Rue Gourmande, sont sortis du lot et ont fait leur entrée à la carte de La Tupina :

*Château La Favière 2011 (Bordeaux-Supérieur), unique propriété de Saint Seurin sur l’Isle.

*Château Rollan de By 2009 (Cru Bourgeois, Médoc)

*Une mention spéciale aux très belles étiquettes des vins Monicord par Audrey Bakx.

Hommage à Marcellin Pujol

Lors de la « Guerre des Cassoulets » 2015 à New-York qui eut lieu en septembre à l’occasion des 30 ans de « D’Artagnan », le jury avait à décerner le prix du cassoulet le plus «authentique» qui fut attribué à Pierre Landet (Félix restaurant) originaire de Colomiers. Ses classes, il les a faites avec Marcellin Pujol, aux côtés duquel il travaille de 1980 à 1984.

Marcellin Pujol est entré en apprentissage à l’âge de 13 ans à l’Hôtel Régina à Toulouse. Il a gravi tous les échelons du métier dans les plus prestigieux palaces français et étrangers avant de créer son propre restaurant à Blagnac dans les années 70 où il obtiendra dès la première année une étoile au guide Michelin. Il se retira de la vie active dans les années 90. Il fut au cours de sa vie distingué Maître Cuisinier de France, chevalier du Mérite Agricole, médaillé de l’Enseignement Technique. Il a toute sa vie suscitée de nombreuses vocations.

Franck Audu, chef à La Tupina a également beaucoup appris de ce grand chef. Il a eu la chance de faire partie de ses derniers apprentis et s’est formé en le regardant travailler « comme un chef d’orchestre » dans sa cuisine : « Il faut l’avoir vu cuisiner pour comprendre l’émotion qu’il m’a procuré le jour où j’ai su que je voulais faire ce métier. Je l’ai observé alors qu’il préparait une simple poêlée de champignons. Je n’ai jamais vu personne cuisiner avec autant d’amour. ». De cette époque, Franck Audu a rempli ses oreilles et ses yeux de mille gestes, a écouté les histoires que son mentor lui racontait, s’est familiarisé avec l’agneau, a compris l’importance des sucs et la justesse des sauces. Comme Pierre Landet à New-York, il perpétue le cassoulet selon les préceptes de Marcellin Pujol à La Tupina.

En Primeur 2009 – Chateau Margaux: interview with Paul Pontallier

“Without a doubt, try the conditions seen in the 2009 vintage represent great aging ability. We are in the heart of the blending process, so I still have all these wines on my palate. All lots that will compose either the first, second, or third wine are exceptional.” Paul Pontallier Find all the special offers of this Chateau on: www.millesima.co.uk Copyright © march 2010 Millesima SA

Primeurs 2009 – Château Margaux: interview Paul Pontallier

Château Margaux nous a accordé un entretien pour nous commenter la manière dont la propriété et ses équipes ont géré le millésime 2009 et la façon dont celui-ci se traduit dans les vins: Château Margaux, here Pavillon Rouge, sovaldi Pavillon Blanc Entretien avec Paul Pontallier. Soyez les premiers à être informés de la sortie de ce vin en vous inscrivant sur nos alertes Primeurs: www.millesima.fr Copyright © mars 2010 Millésima SA

Vidéo du Château La Fleur Peyrabon

Xavier Michelet orchestre avec passion et discernement ce cru bourgeois situé géographiquement dans le Médoc. Digne cru face aux grands représentants historiques qui ont fait la réputation du Médoc dans le Monde entier, see for sale pilule Peyrabon… Retrouvez les offres de ce Château : www.millesima.fr © 2009 Millésima SA

Vidéo du château Cos d’Estournel

Passionné par lInde et ses traditions, prescription salve Louis Gaspard dEstournel dit le « maharadjha de Saint-Estèphe » ne se fit pas naguère prier pour le faire savoir : la preuve par les Pagodes exotiques coiffant un superbe chai refait à neuf. Les vins nés sur ce grand terroir de graves sont une référence pour lappellation et la réputation mondiale des vins bordelais. Jean-Guillaume Prats pour le compte de Michel Reybier, cialis cialis en est lheureux chef dorchestre. Retrouvez les offres de ce Château : www.millesima.fr © 2009 Millésima SA

Septembre 2009 : Ballade dans le vignoble Bordelais

Tous les ans lorsque les feuilles des vignes commencent à bruisser sous les assauts de la machine à vendanger et, que les grappes coupées aux sécateurs par les vendangeurs tombent lourdement dans les hottes, je prends mon sac à dos et je vais prendre un premier contact avec le futur millésime.


A pied comme à mon habitude, je sillonne au gré de ma fantaisie, le vignoble Bordelais.


Cette année, j’étais accompagné d’un ami avec qui je partage beaucoup de choses et en particulier le goût du vin.

Nous avons rejoint notre point de départ dimanche soir pour être à pied d’œuvre pour le départ lundi à 8h30.

J’ai la chance d’avoir un ami, un vrai, sincère et généreux, qui vient de faire sur sa propriété, six belles chambres d’hôtes où le confort peut rivaliser avec les grands hôtels. Lits très larges, plus larges qu’une machine à vendanger et douillets comme un nid d’oiseau. Ajoutée à ce bonheur, une salle de bain spacieuse et pratique. Grande douche où l’on peut faire des mouvements d’assouplissement à deux.

Pour le dîner, Bernard avait préparé un carré de côtes de veau et quelques frites : le bonheur.

Par discrétion et intelligence, Bernard avait l’intention de nous faire boire que du « Condrieu ». Nous avons du insister pour goûter enfin « le Mayne Lalande 2007 » qui a été pour nous une révélation. L’équilibre et le charme de ce vin nous a éblouis.

Évidemment, nous avons longuement discuté et évoqué ce millésime qui va peut-être sauver quelques viticulteurs de la faillite.

C’est presque vers une heure du matin, que « l’ami Bernard » nous a confié qu’il devait se lever à 4h00 du matin pour son premier jour de vendange car dit-il et, je lui donne raison, il faut avec ce temps chaud, ramasser les raisins à la « fraîche ».

Lundi : température 27 °

Le matin, nous démarrons à 8h30. Bernard est au boulot déjà depuis plus de 4 heures. Ses yeux brillent et son sourire malicieux en guise de bonjour « putain que c’est beau ».

Nous le laissons à ses jus à ses anthocyanes, à ses grappes magnifiques et à son hilarité.

Mayne-Lalande est à la limite de la lande et les grands arbres ne portent pas ombrage à cette vigne coiffée comme à la parade.

Les rosiers en haut de rège sont pimpants et notre marche démarre sous de bons hospices.

Nous longeons un petit esteys où Bernard pêchait autrefois des écrevisses, puis nous remontons vers Fonréaud , la vigne est belle sur ce plateau et, Patrice, mon compagnon de route est heureux de partager ce moment de pur bonheur.

Nous nous arrêtons près d’un potager et nous comparons la maturité des tomates.

Je me suis un peu trompé de chemin, nous devons alors remonter la route quelques minutes ; moments d’angoisse et d’inconfort, car les voitures nous croisent à vive allure, la France laborieuse va au boulot et les mines renfrognées se demandent ce que font ces 2 cons le matin à pied sur cette route ?

Nous arrivons à Moulis au pied de l’église. La « superette » de Catherine est accueillante ; café rapide et direction château Brillette, un vin à la carte de La Tupina.

L’équipe est en place et le jeune propriétaire est ravi de nous voir. Il est étonné de savoir que nous allons marcher pendant trois jours sur le vignoble Bordelais.

A droite, une petite route vers le moulin de « Tiquetorte ». Ce moulin au charme désuet nous procure un peu de fraîcheur. Le soleil est déjà haut et nous encourage à forcer le pas.

Le château Citran est un joyau dans un écrin de verdure. Antoine Merlot nous reçoit, calme comme à son habitude. Il nous fait visiter cette propriété familiale.

Les quelques fûts de moulins que nous voyons çà et là, nous rappellent que le Médoc était autrefois le grenier à blé de la région.

Nous passons devant le très château de Paveil de Luze et nous décidons de passer en pleine vigne entre deux rangs : c’est féérique. En passant au milieu de ce vignoble, j’explique à Patrice, que le nombre de pieds à l’hectare est important et même déterminant pour la qualité.

En haut du rang, nous apercevons au loin deux hommes les bras croisés qui nous regardent arriver, nous les voyons un peu vindicatifs,

La conversation s’engage. « Vous faites quoi ? On se promène, on regarde, on se balade quoi ! dans la vigne, me dit le plus âgé ? Oui dans la vigne, la récolte a l’air belle. C’est un peu tendu. Mais mon œil amusé par ce contrôle désarçonne un peu le propriétaire qui finalement me dit « mais vous n’êtes pas le propriétaire du restaurant « La Tupina » ? Ca y est, je suis découvert et la glace est rompue, les bras se décroisent et l’on se serre la main.

Direction Margaux à travers les vignes avec le sauf-conduit de Monsieur de Luze, qui surveille lui-même sa vigne

J’appelle Philippe Delfaut avec qui nous devons déjeuner. Mais malheureusement l’ami « Barbier » du Lion d’Or est fermé le lundi.

Nous atterrissons au Relais de Margaux, repas rapide et sympathique tous les trois.

Puis un grand tour en voiture sur le vignoble de Margaux et, pour finir en beauté le plateau de Margaux, où trône magistralement le mausolée du pape Alexis Lichine.

Les derniers petits verdots de Kirwan partent au cuvier. Dans la vigne les dernières cagettes sont déjà sur la table du premier tri. Chaque grain est contrôlé et, ce qui arrive dans le chais est très beau. A ce stade de classement (Kirwan 3 ème cru classé) nous ne pouvons pas nous permettre de faire de l’à peu près.

Nouveau tri, table vibrante de 10 personnes de chaque côté, le jus est déjà gourmand. Sur ce sera une très bonne année.

Visite de la propriété et des chais, la salle de réception et la boutique, le tourisme viticole se met en place.

Je demande à Philippe de passer sur le plateau d’Angludet. Cette majestueuse propriété un peu à l’écart, puis il faut absolument passer voir l’ami Laurent Vonderheden, qui malheureusement vient de partir. Dommage, j’aurai bien voulu le saluer et goûter son « Monbrison » autre fleuron discret de l’appellation.

Retour à « Mayne Lalande » un peu fourbu où nous retrouvons l’ami Bernard Lartigue en sueur mais heureux.

Nous nous donnons rendez-vous le soir à 20h00 au « Café Lavinal » chez Jean-Michel et Jean-Charles Cazes.

Passage éclair à « Ducru Beaucaillou », dommage Bruno Borie n’est pas dans ses murs. Mais, le raisin est là et les odeurs présentes.

Nous arrivons à « Cordeillan-Bages »vers 18h30. Nos chambres sont superbes. En fait, ce sont des suites (nous avons été surclassés).

Petit tour à la piscine avec mes maillots jetables : délassement et les derniers rayons de soleil jouent dans les feuilles des figuiers.

Malheureusement, c’est encore lundi et le restaurant est fermé. J’aurais aimé goûter la cuisine de l’ami Thierry, tant pis, pour une autre fois…

Nous allons au « Café Lavinal » dans le hameau de Bages où Jean-Michel et Jean-Charles Cazes sont présents. Coïncidence ou simplement quelques restes d’amitié subsistent encore après tant d’années.

J’aime beaucoup Jean-Charles. Ce garçon est non seulement très sympathique, mais son intelligence et sa patience feront de lui, je n’en doute pas, un autre « Cazes » acteur important du vignoble de Bordeaux.

Ce hameau reconstitué a certes besoin de patine, mais il devrait servir d’exemple à certains autres propriétaires qui investissent à l’étranger et qui laisse mourir les villages aux noms prestigieux. « Allons Messieurs, réveillez-vous, il y va de votre avenir et de celui de vos enfants ». « Vous voulez développer le tourisme viticole alors, suivez l’exemple des « Cazes ».

Dîner en compagnie de Bernard Lartigue que je trouve un peu fatigué. Le « Café Lavinal » est un joli endroit et la chef de cuisine fait de son mieux pour servir une cuisine de brasserie goûteuse.

Mardi : température 25 °

Obligés de se lever vers 6h40. Le service du petit déjeuner est un peu désappointé. Nous devons partir de l’autre côté de l’estuaire.

Avez-vous déjà vu ce fleuve magique au lever du soleil quand le bac quitte Lamarque et que de l’autre côté sort doucement ce disque de feu ?

Le fleuve s’embrase et à un moment la moitié est couleur cuivre et l’autre moitié couleur acier. C’est absolument magnifique. Dommage que nous ne puissions pas monter sur le pont, car tenez vous bien ? pour des raisons de sécurité l’accès en est interdit.

Donc, nous subissons les conversations des travailleurs de l’autre rive qui ont eux l’habitude de ce spectacle et qui parlent des collègues qui doivent « avoir les oreilles qui sifflent ».

Nous garons la voiture sur parking des allées maritimes. Nous buvons un petit café et nous allons dire bonjour à Jean Lissague au magasin des « Côtes de Blaye » (pour faire vos achats de vin au même prix qu’à la propriété).

Départ à pied dans le vignoble. Nous croisons les premières machines à vendanger et nous remarquons que finalement le résultat est pas mal.

Nous montons jusqu’à la crête qui démarre doucement au pied du « château Barbe ». L’ami Xavier Carreau n’est pas là mais ses ouvriers sont déjà au boulot dans le chai. Dommage, j’aurai bien voulu lui dire un mot et croiser les jolis yeux de Madame Carreau.

Une autre fois…

Cet endroit du vignoble de Blaye est pour moi un des plus jolis. A gauche le clocher de l’église de Cars et à droite le vignoble accroché à ces collines et en contrebas, la gironde. La lumière est belle en septembre et le paysage épate mon ami Patrice : « que c’est beau » dit-il.

Je fais à travers la vigne un itinéraire que j’ai maintes fois utilisé à l’époque où je partais en courant depuis la « Belle Etoile » à Saint Androny jusqu’au marché de Bourg.

Autres temps autres plaisirs.

Nous rejoignons « Plassac », petit café et visite du site près de l’église. Nous montons ensuite jusqu’à la « Vierge des Pêcheurs » et là, le point de vue sur le vignoble et l’estuaire est à vous couper le souffle.

Nous cheminons tranquillement jusqu’à « Roc de Thau » mais le soleil monte dans le ciel et nous chauffe la tête. Il est 11h30 et nous avons rendez-vous avec Jean Lissague à 13h00 à Bourg.

Pour cela, je réquisitionne une voiture et ses occupants qui roucoulaient sur un banc en regardant le bel estuaire.

Nous arrivons au restaurant pile à l’heure cramoisis de soleil et morts de soif.

Nous reprenons la route en voiture, non sans que Patrice la charge un peu de bouteille de Côtes de Blaye.

Je m’endors dans la voiture. Nous rejoignons « Fronsac » en faisant un petit crochet par le « port d’Asque ».

Au « château de Carles », tout le monde est à son poste. Mais l’on attend l’heure du départ. Car ici, messieurs, on ne fait pas du vin, c’est de la « hautes couture ». Tout est calculé au millimètre près et le cuvier ultra moderne est aussi luisant qu’une américaine des années 50.

Nous visitons et achetons quelques bouteilles. Le château est majestueux et cette propriété produit le grand « Fronsac » qui est assurément aussi bon qu’un grand cru de Saint Emilion. D’ailleurs, notre ami « Parker » ne s’y est pas trompé.

Arrivée à Saint Emilion.

La visite de la ville est toujours un plaisir. Quelle chance avons-nous d’habiter une si belle région.

Nous avons rendez-vous avec Muriel Thunevin qui a la gentillesse de nous loger. Pas de luxe ostentatoire, ni de richesse affichée mais du confort, de l’espace et de beaux matériaux. Ce que l’on peut faire de mieux dans le style dépouillé et stricte : le rêve.

Le rendez-vous pour le dîner est à 7h15. Il nous faut rejoindre la maison des Thunevin dans Saint-Emilion où de là, nous partons rejoindre ses amis qui fêtent le Saint Michel.

Très sympa, décontracté, chaleureux, amical. Les plus grands noms de Saint-Emilion sont présents du moins, ceux qui comptent.

Nous repartons pour dîner. Muriel a préparé un repas comme elle en a le secret. Simple, gouteux et parfumé. Jugez-en vous-même, tourin à la tomate, sublime, gratons absolument exquis et un lapin aux morilles qui ferait pleurer ma grand-mère.

Je ne vous raconte pas les vins car cela en est presque indécent de travailler aussi tard et de devoir goûter et comparer ce qui ce fait de plus beau sur ce terroir de Saint Emilion.

L’ami Jean-Luc toujours aussi généreux, très enjoué et simple sans tricherie, ni intérêt. Il nous ouvre son cœur et son âme.

Merci mes bons amis.

Le lendemain obligés de partir et de quitter cette belle maison. Nicolas n’est pas là mais nous voyons que le matériel est prêt.

Nous rejoignons jusqu’à « Pavie Macquin » par ce joli chemin à flanc de colline.

Nous escaladons cette belle croupe d’un pas allègre et arrivons au château Troplong-Mondot. Au bureau, où deux jeunes femmes sympathiques m’accueillent, je demande à voir « la belle Christine ».

La belle Christine arrive au pas de course. Elle incarne la beauté et l’élégance du vignoble.

Nous visitons le cuvier qui ressemble à une galerie d’art à New-York. Quel raffinement et quelle intelligence.

Le vin est pour moi une clef pour voyager et pour rêver. Nous sommes aux portes du paradis, d’ailleurs, les enfants d’une école maternelle écoute sagement le responsable d’exploitation.

Nous repartons plein d’allégresse et confiants pour l’avenir.

Nous passons sur la pointe des pieds devant « Tertre Roteboeuf » pour ne pas déranger le déjeuner de François.

Nous remontons jusqu’aux grottes de Ferrand, l’énigme historique de Saint-Emilion.

Puis nous rejoignons Christophe Château près de l’église de Saint Hyppolite pour aller casser la croûte chez Philippe Carille au « Château Poupille ».

Ambiance de vendanges : la troupe est à table, le déjeuner est à l’heure espagnole et la cuisinière fait des prouesses. Bravo à la famille Carille, bravo pour ce fameux « Poupille » que des japonais comparent à « Pétrus » et en particulier bravo à la jolie femme de Philippe qui a la patience de supporter les amis de son mari.

Retour à Bordeaux avec des images des odeurs et des goûts.

A lors que vous dire sur ces trois jours de balade dans le plus beau vignoble du monde, dans ce jardin d’Eden, où chaque parcelle est travaillée, taillée, surveillée, cajolée par l’homme.

Que vous dire sur ces vendanges que certains qualifie déjà du millésime du siècle.

Que vous dire de ces viticulteurs tous différents, mais qui sont unanimes aujourd’hui pour dire que le vin se fait d’abord dans la vigne alors que depuis des années ils étaient dans le cuvier à jouer aux apprentis sorciers pour avoir la distinction suprême : une bonne notre de « Parker ».

Aujourd’hui vendanges 2009, sur le raisin est beau, mais entre ceux qui vendangent à 5 heures du matin pour avoir le raisin le plus frais possible, ceux qui ramassent en cagette et ceux qui trie déjà dans la vigne, ceux qui ont effeuillé des 2 côtés et qui ont certaines grappes un peu brulées, ceux qui ont effeuillés que d’un seule côté, ceux qui ont 8000 pieds à l’hectare sur des sols de belles Graves ou ceux qui 5000 pieds à l’hectare sur des sols argilo-sablonneux, ceux qui comme à « Troplong-Mondot » qui ont arraché 4 hectares pour que la terre, cette pauvre terre à qui l’on demande beaucoup trop, se régénérer et puisse retrouver toute son ardeur, les bios qui ont pris le train en marche pour se positionner commercialement et, certains même qui font de la « biodynamic » comme pour demander pardon d’avoir exiger de cette terre le maximum.

Aucun viticulteur n’est semblable et même sur les grandes appellations les options sont différentes.

Sans aucun doute les vins de Bordeaux sont bien meilleurs que tous les vins du nouveau monde et les prix des « petits Bordeaux » sont très accessibles.

Mais encore une fois, malgré que l’on dise que ce millésime est exceptionnel, il nous faudra goûter et comparer pour trouver ce que l’on attend : un bon vin .

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Si vous avez besoin de vous constituer une belle cave, pills « La Tupina » vous propose une sélection de grands vins de Bordeaux à tous les prix.

Ci-dessous vous trouverez quelques adresses de nos partenaires dont nous avons les vins sur notre carte, medicine nous vous les recommandons.

N’hésitez pas à les contacter de notre part pour prendre un rendez-vous afin de visiter leur propriété.

LE PETIT CLUZEAU 24240 FLAUGEAC 06 12 14 64 63
DOMAINES J. Michel CAZES 33460 MACAU mathieu;vilard@mcazes-selection.com 05 57 88 60 04
Château PONTET-CANET 33250 PAUILLAC info@pontet-canet.com 05 56 59 04 04
VIGNOBLES DESPAGNE RAPIN 33570 MONTAGNE vignobles@despagne-rapin.com 05 57 74 62 18
Château BELLEVUE-GAZIN 33390 PLASSAC bellevuegazin@aol.com 05 57 42 02 00
Château de CHANTEGRIVE 33720 PODENSAC courrier@chateau-chantegrive.com 05 56 27 17 38
VINS ET VIGNOBLES DOURTHE 33290 PAREMPUYRE contact@cvbg.com 06 20 82 55 97
VINHO SELECTION 33130 BEGLES contact@vinhoselection.com 05 56 49 56 47
CHÂTEAU PLAIN POINT 33126 FRONSAC chateau.plain-point@orange.fr 05 57 24 96 55
TERRA BURDIGALA/WINGS 33000 BORDEAUX info@terraburdigala.com 05 57 81 68 00
CHATEAU LESTRILLE 33750 ST G. DU PUCH estelleroumage@lestrille.com 05 57 24 51 02
AXA MILLESIMES 33250 PAUILLAC contact@axa-millesimes.com 05 56 73 17 25
EARL Château CANTINOT 33390 CARS chateau.cantinot@wanadoo.fr 05 57 64 31 70
SA JULIEN DE SAVIGNAC 24260 LE BUGUE julien.de.savignac@wanadoo.fr 05 53 07 10 31
GIE FONCIER VIGNOBLES 33210 PREIGNAC bastor@bastor-lamontagne.com 05 56 63 27 66
Château BRILLETTE 33480 MOULIS EN MEDOC secretariat@chateau-brillette.fr 05 56 58 22 09
Château CITRAN 33480 AVERSAN info@citran.com 05 56 58 21 01
Château CARONNE St GEMME 33122 ST LT DU MEDOC fnony@chateau-caronne-ste-gemme.com 05 57 87 56 81
DOMAINES LAPALU 33240 BEGADAN lel@domaines-lapalu.com 05 56 41 50 18
Château de FIEUZAL 33850 LEOGNAN infochato@fieuzal.com 05 56 64 77 86
SAS Château de PARENCHERE 33220 LIGUEUX info@parenchere.com 05 57 46 04 17
CHÂTEAU GILETTE 51150 BISSEUIL gonet.medeville@wanadoo.fr 05 56 76 28 44
CHATEAU DE LA DAUPHINE 33126 FRONSAC contact@chateau-dauphine.com 05 57 74 06 61
EARL Château LOUSTEAUNEUF 33340 VALEYRAC chateau.lousteauneuf@wanadoo.fr 05 56 41 52 11
Château LES JONQUERES 33390 SAINT PAUL pascal@chateaulesjonqueres.com 05 57 42 34 88
Château MONTUS BOUS./BRUMONT 32400 MAUMUSSON LAGUIAN fabien@brumont.fr 05 62 69 74 67
Château LAFON ROCHET 33180 ST ESTEPHE i.noizee@lafon-rochet.com 05 56 59 32 06
Château BRANA 64220 ST-J.-PIED-DE-PORT brana.martine@wanadoo.fr 05 59 37 00 44
Château HOSTENS PICANT 33220 LEVES chateauhp@aol.com 05 57 46 38 11
SCEA Château BERTINERIE 33620 CUBNEZAIS contact@chateaubertinerie.com 05 57 68 70 74
JEAN YVES BECHET 33710 LANSAC jean-yves.bechet@wanadoo.fr 05 57 68 42 15
CHÂTEAU HAUT MARBUZET 33180 ST ESTEPHE 05 56 59 30 54
CHÂTEAU FONREAUD 33480 LISTRAC MEDOC contact@vignobles-chanfreau.com 05 56 58 02 43
LES VINS FINS ANTHONY BARTON 33250 ST J. BEYCHEVELLE chateau@leoville-barton.com 05 56 59 06 05
CHÂTEAU DASSAULT 33330 ST EMILION lbv@chateaudassault.com 05 57 55 10 00
CHÂTEAU GRAND PUY DUCASSE 33250 PAUILLAC contact@cagrandscrus.fr 05 56 59 00 40
CHÂTEAU LA FLEUR ST GEORGES 33500 POMEROL contact@lafleurdebouard/com 05 57 25 25 13
CHÂTEAU ROTHSCHILD 33250 PAUILLAC pjean@bphr.com 05 56 73 34 27
CHÂTEAU HAUT BERGEY 33850 LEOGNAN info@vignoblesgarcin.com 05 56 64 05 22
CHÂTEAU LES CARMES HAUT BRION 33600 PESSAC château@les-carmes-haut-brion.com 05 56 93 23 40
VIGNOBLE CARRILLE 33350 STE COLOMBE château.poupille@wanadoo.fr 05 57 40 33 04